Atos Origin est ce qu’on peut appeler une grande SSII : plus de 2,5 milliards d’euros de Chiffre d’Affaire, pour le 1er semestre 2006 ; elle emploie plus de 46000 personnes, dans plus de 40 pays. Parmi les grands projets d’Atos, on peut par exemple citer la participation à l’architecture informatique des Jeux Olympiques.
Comme toute société de cette envergure, Atos a pour objectif la création de valeur... pour ses actionnaires ! Même si, en ce début d’été 2006, le cours de bourse de la société est quelque peu chahuté.
Dans ce contexte, rien d’étonnant donc à ce qu’Atos aie "senti" que le logiciel libre est devenu une réelle opportunité !
Aïe, première erreur : chez Atos, on ne parle pas de logiciel libre, mais de open source ! Faites une recherche sur le site d’Atos : vous ne trouverez pas de logiciel libre ni, sur le site en langue anglaise, de free software.
Bon, on arrête d’être des mauvais coucheurs. Renvoyons quand même à une explication de base : Pourquoi « Free Software » est-il meilleur que « Open Source » ?.
Donc, Atos a compris qu’il fallait s’engager pour l’Open source :
Atos est leader dans des domaines innovants comme Open Source.
Atos réalise des projets Open Source.
Atos participe à des salons et à des initiatives consacrées au logiciel libre. Voir à titre d’exemple les Rencontres logiciels libres et Open Source organisées par LinuxDays.ch. A l’occasion des LinuxDays 2006, Atos a même fait part de son offre de support Logiciels Open Source.
Atos est partenaire de sociétés spécialisées dans l’Open Source (elles aussi).
Atos s’installe dans le paysage des sociétés expertes, et capables d’évaluer des logiciels open source. C’est ainsi qu’Atos propose la méthode QSOS : Qualification et Sélection des logiciels en Open Source.
Toujours dans son habit d’expert Open source, Atos est dorénavant autorisé à formuler de doctes opinions sur l’importance de l’Open source dans la vie économique.
Au final, Atos est devenue la SSII qui réalise en France le chiffre d’affaires le plus important autour de prestations de services basées sur des composants open source.
Tout cela est merveilleux, n’est-ce-pas ?
Euh... Non ! Car il subsiste comme une espèce de quiproquo : y-a-t-il d’autres aspects que le ’business’ qui aimantent Atos vers l’open source ? Nous nous permettons d’en douter, expérience à l’appui. C’est la belle histoire de cette expérience que nous voudrions maintenant vous narrer :
1 - Le contexte : la mise en oeuvre d’un site de vente en ligne
2 - Les échanges entre Cliss XXI et Atos Origin
3 - En guise de conclusion (provisoire ?)