Ce week-end des 15-16 et 17 septembre, c’était donc la fête de l’Humanité. Nous nous sommes particulièrement intéressés au village du logiciel libre.

Nous avons notamment participé au débat Internet et les nouveaux pouvoirs du citoyen, avec :
Frédéric Couchet, April
Alexis Dufrenoy, wikimedia France
Guilhem Fouetillou, du site observatoire-presidentielle.fr
Benjamin Lecole, webmaster, site pcf.fr
Igor Maynaud, webmaster, site pcf-bourges.org.
Jérôme Relinger, du Conseil National du PCF animait les échanges.

Le débat a été très riche, quoique de qualité relativement inégale.
Nous avons en particulier noté les éléments suivants :
Des échanges intéressants ont eu lieu autour de Wikipédia, comme exemple concret, et réussi de partage de l’information par le plus grand nombre.
Internet s’affirme de plus en plus comme un média répondant au désir d’intervention dans la vie publique. Il convient cependant de noter que, d’une manière dominante, l’expression sur internet s’apparente davantage à un positionnement identitaire qu’à un positionnement citoyen.
Il est certain qu’internet favorise l’expression des citoyens. Encore faut il disposer des moyens de s’exprimer par internet. Cela sous-entend bien entendu les moyens physiques de l’accès à internet (disposer d’un ordinateur, d’une connexion internet) mais également la connaissance des différents outils et de leur utilisation sur internet (courrier électronique, abonnement à des lettres de diffusion, forums, wikis...). Il y a là un véritable enjeu, une réelle éducation populaire à développer.
Il existe de plus en plus de lieux d’échanges sur internet qui ont, la plupart du temps, une portée très large : sites nationaux, forums européens... Sans doute est-il nécessaire, et plus important, de développer des lieux dont la portée soit plus locale : Wikis citoyens, centrés sur une ville ou une agglomération, par exemple. L’échelle locale, au plus près des préoccupations des citoyens, est sans conteste la plus pertinente pour construire de façon collaborative des projets amenés à modifier concrètement la réalité immédiate, et donc à donner un réel pouvoir (aux contributeurs) pour peser dans la transformation de la réalité. Or, c’est peut-être l’échelle qui est la moins présente sur internet, à quelques exceptions près.

Nous nous sommes également intéressés à la présentation des outils et ressources Libres pour l’éducation, au stand de Skole Linux. C’est une distribution basée sur Debian, et qui offre les caractéristiques suivantes :
Depuis le démarrage du projet le 2 juillet 2001, Skolelinux a intégré la distribution GNU/Linux Debian dans le sous projet Debian-Edu.
Centralisation de l’ensemble des applicatifs sur un serveur, auquel accèdent des clients légers (et même très légers : pas de disque dur, de lecteur de disquette. Boot sur le serveur).
Possibilité d’installation sur un ordinateur autonome, en utilisant un profil « autonome ».
Nombreux applicatifs proposés, avec le souci d’une utilisation en milieu scolaire.
Intranet scolaire, permettant à l’enseignant de proposer des devoirs, des corrections, des exercices du B2I... L’intranet comprend également un Wiki et un forum, utilisables par l’ensemble de la classe.

A noter : En France, Skolelinux met en oeuvre un partenariat avec la communauté Emmaüs, qui propose des packages basés sur des ordinateurs anciens, recyclés en clients légers. Un bel exemple d’informatique durable, en appui sur des logiciels libres.
