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Logiciels libres et partis politiques.

14/12/2006

À la prochaine rentrée parlementaire (juin 2007), tous les députés seront équipés d’un poste de travail 100% libre. Voir notre article à ce sujet. Qu’en est-il de l’avancée des partis politiques sur cette question ? Un petit tour du côté des communistes et des Verts.

Nous nous sommes intéressés à la prise en compte du logiciel libre sur les postes utilisateurs, dans le cadre des habitudes de travail quotidiennes des utilisateurs. Les autres aspects (logiciels métiers, serveurs, sites internet) ne sont pas mentionnés ici. En effet, ces derniers domaines prennent en compte le logiciel libre, depuis longtemps maintenant, et chez la plupart des partis politiques.

À l’opposé, la mise en oeuvre de logiciels libres sur les postes utilisateurs est, selon nous, une étape qui caractérise pleinement une bonne compréhension des enjeux des logiciels libres, et une volonté concrète « d’aller au bout » de cette démarche.

Cette démarche étant justement très novatrice, parce qu’elle traduit une volonté de fond (c’est le sens de ce qui se passe à l’assemblée nationale), les exemples sont encore trop peu nombreux. À notre connaissance, et dans une certaine limite, on peut citer le Parti communiste Français et les Verts (voir ci-dessous). Bien évidemment, tout autre exemple porté à notre connaissance sera aussitôt intégré à cet article.

Parti communiste français

Il y a quelques jours, le Parti communiste français a annoncé qu’il basculait l’ensemble de ses postes en logiciels libres et ouvrait son nouveau site web sous SPIP. Voir le communiqué officiel.

Les 180 postes du siège du Conseil National du PCF sont désormais tous équipés de de la suite bureautique OpenOffice.org, du navigateur Firefox et du lecteur de courriels Thunderbird.

Les Verts

Le « parlement » des Verts s’engage pour les standards ouverts et le logiciel libre. En interne, au niveau du parti, une motion encourage les Verts à favoriser l’appropriation des standards ouverts et des logiciels libres par les éluEs et militantEs VertEs, et tout particulièrement à s’interdire de communiquer en utilisant des formats fermés.. Voir le texte de la motion

Il est bien évident que ces prises de position traduisent une prise en compte accrue du logiciel libre par la direction de ces deux partis. Pour Cliss XXI, c’est une bonne chose... et il convient de ne pas s’en tenir là :
- Utiliser OpenOffice.org, Firefox, Thunderbird, et communiquer au travers de formats ouverts constitue un pas en avant indéniable. Le pas suivant consiste, bien évidemment, à utiliser un poste de travail 100% libre, basé notamment sur le système GNU/Linux.
- Le fait que les directions nationales de ces deux partis se mobilisent de la sorte doit pouvoir constituer un encouragement dans les régions et les départements, pour les militant(e)s, les élu(e)s, au sein des instances locales et des municipalités dirigées par ces partis.
- Le niveau de maturité des logiciels libres sur le poste utilisateur, et une bonne compréhension des enjeux que recouvrent les logiciels libres doivent maintenant inciter toutes les organisations politiques à s’engager concrètement vers de réelles migrations vers le libre.

Dans le Nord Pas-de-Calais, Cliss XXI peut constituer un point d’appui important pour un accompagnement à une migration vers un poste de travail 100% libre.