A l’occasion du forum de l’innovation territoriale, organisé le 15 septembre à Arques, CLISS XXI a animé un atelier sur le thème : Pour une informatique durable au service du développement de toutes les populations. En voici un compte-rendu.
Il n’existe pas de définition de l’informatique durable. Notre atelier s’est efforcé de dégager :
Des objectifs.
Des principes.
Du point de vue Economique.
Il s’agit des objectifs liés à l’évolutivité d’une solution informatique, à la minimisation des coûts récurrents, à la recherche de moindres investissements.
Réduire les coûts sur le long terme.
Moindre "Coût total de possession" : évolutivité, capacité à supporter des développements futurs à moindre coût.
Architecture informatique exploitable et maintenable.
Moindres investissements : logiciels libres plutôt que logiciels propriétaires.
Faire cesser la prolifération désordonnée des logiciels.
Du point de vue écologique.
Il s’agit des objectifs liés à la sobriété en ressources et à l’autonomie vis à vis de l’environnement.
Informatique sûre et robuste quelles que soient les évolutions du reste de l’environnement informatique : sécurité, interchangeabilité, portabilité, évolutivité.
Sobriété en ressources réseaux, en infrastructures.
Autonomie, indépendance vis à vis des politiques commerciales des fournisseurs.
Indépendance vis à vis des métiers de l’entreprise, de la collectivité territoriale.
Indépendance vis à vis de l’évolution de l’organisation du travail.
Du point de vue social
Il s’agit des objectifs liés à la gouvernance durable, impliquant tous les acteurs concernés.
Pour l’équipe informatique, par rapport à l’équipe financière :
Du point de vue Economique.
Faire le choix d’un "couplage faible" : extrême modularité des composants, qui doivent pouvoir évoluer indépendamment les uns des autres, et être réutilisés.
Faire le choix d’un "couplage tardif" : faire les hypothèses les plus réduites possibles sur les évolutions à venir du système d’information.
Ne pas requérir de vision globale, ni d’étude globale. Ou alors, avoir comme vision globale l’indépendance des éléments de l’architecture informatique entre-eux.
Envisager une dynamique d’évolution de l’architecture en Bazar, plutôt qu’en Cathédrale.
Au niveau des composants logiciels, prioriser un modèle REST plutôt qu’un modèle RPC.
Bâtir l’architecture applicative isolée des métiers de l’entreprise, de la collectivité.
Du point de vue écologique.
Appréhender la question des matériels et des ressources (à quoi sert d’équiper les ordinateurs de la dernière carte graphique, quand ils sont utilisés pour faire tourner des applicatifs de gestion ?).
Promouvoir le respect absolu des standards les plus ouverts. Un standard ouvert répond aux conditions suivantes :
Du point de vue social
Gouvernance et logiciels :