Avec 19% des voix, toutes sections et tous conseils confondus, l’Association des Employeurs de l’Economie Sociale (AEES) améliore son score de 2002 de 8 points et conforte ainsi sa position de deuxième force patronale en France après l’Union pour les Droits des Employeurs (MEDEF, CGPME, UPA, FNSEA,UNAPL).
« On sent monter un ras-le-bol d’employeurs qui n’ont plus envie d’être exclusivement représentés par le Medef, dont ils désapprouvent la ligne politique et les méthodes », affirmait avant l’élection Robert Baron, administrateur de la liste de l’Association des employeurs de l’économie sociale (AEES), qui avait recueilli plus de 11 % des voix en 2002.
Au final, les candidats employeurs de l’économie sociale (AEES) ont recueilli :
29 857 voix contre 21 613 en 2002 (+38,14%),
19,07 % des voix du collège employeurs contre 11,32% en 2002 (+68,5%)
468 conseillers élus, y compris en Martinique, contre 279 élus en 2002 (+67,7%)
Dans la région Nord Pas-de-Calais, l’AEES présentait des listes dans l’ensemble des conseils de prud’hommes, en section activités diverses, ce qui constitue également une avancée notable par rapport à 2002. Le résultat le plus significatif, à caractère hautement symbolique, est enregistré sur Lille : 55,86% en faveur des employeurs de l’ESS, soit 10 sièges sur 17.
La multiplication de listes dissidentes empêche pourtant l’alternative de peser pleinement. C’est ainsi, par exemple, que sur le conseil de Prud’hommes de Lens-Liévin-Hénin, la liste de l’ESS, tout en recueillant 36,76% des suffrages, perd un siège par rapport à 2002, du fait de la présence d’une 3ème liste.
Au final, c’est la satisfaction qui prédomine, avec l’exigence de la prise en compte de la représentativité des employeurs de l’ESS.
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| Les employeurs de l’ESS désormais incontournables. |
4 décembre 2008, au lendemain des élections prud’homales, chez les employeurs |